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- Portrait des investissements dans les bibliothèques publiques québécoises
- Plan de développement des bibliothèques publiques autonomes
- Qu’est-ce qu’une bibliothèque publique aujourd’hui?
- Stratégie numérique des bibliothèques publiques du Québec
- Travailler en bibliothèque publique
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- Bienvenue
- Une vision d’avenir pour le secteur
- Les chantiers à entreprendre
- Langue française et bibliothèques publiques
- Rôle social des bibliothèques publiques
- Liberté intellectuelle dans les bibliothèques publiques
- Ressources et données
Bienvenue!
Candidates et candidats pour les élections provinciales de 2026 : cette page a été conçue spécialement pour vous qui êtes en campagne actuellement.
Vous avez sans doute déposé votre candidature car le bien-être des Québécoises et Québécois et l’avenir de la province vous préoccupent. Les bibliothèques publiques sont des alliées de taille dans différents domaines, notamment au niveau de la culture, de l’éducation, de la famille, de la santé et du bien-être des communautés.
Soutenir le développement du secteur est un levier qui, s’il est actionné, aura donc des retombées positives multiples pour la société.
Cette page vous éclaire sur les besoins des bibliothèques publiques autonomes du Québec et vous offre des outils pour pouvoir inclure ces institutions culturelles essentielles dans vos plateformes et vos promesses électorales.
Une vision d’avenir pour le secteur
Nous invitons chaque candidate et candidat à adopter une vision d’avenir éclairée du secteur, dans le but d’optimiser les bibliothèques publiques autonomes. Un plan de développement décennal a été préparé en ce sens : il permet de faire un tour d’horizon des besoins et des chantiers à entreprendre pour répondre aux enjeux rencontrés actuellement par le milieu.
Les chantiers à entreprendre
Une priorité absolue : les ressources humaines
Les ressources humaines sont indispensables pour que les bibliothèques publiques remplissent pleinement leur rôle auprès des citoyennes et citoyens. Les métiers et professions concernées sont complémentaires et permettent le bon fonctionnement des bibliothèques :
- Employées et employés : amplitude horaire, accueil, prêts, etc.
- Techniciennes et techniciens : traitement documentaire, animation d’activités, soutien à la recherche documentaire, etc.
- Bibliothécaires : gestion de la bibliothèque, soutien à la recherche documentaire, programmation culturelle de la bibliothèque, etc.
En 2024, il manquait pourtant 1 533 employées et employés, incluant 765 techniciennes et techniciens, 461 bibliothécaires dans les bibliothèques publiques autonomes.
Si on regarde les résultats pour l’ensemble des bibliothèques publiques du Québec, le Portrait des investissements dans les bibliothèques publiques québécoises fait état d’une note globale de 30 % pour les ressources humaines, ce qui est très préoccupant.
Considérant l’ampleur des besoins en ressources humaines dans les bibliothèques du Québec, exacerbés dans les régions éloignées, il est urgent d’intervenir.
Constat
Bien que des données soient disponibles grâce à l’Enquête annuelle des bibliothèques publiques, celles-ci ne permettent pas de dégager un portrait qualitatif de la main-d’œuvre de notre secteur.
Actions
- Portrait de la main-d’œuvre
- Entrevues régionales
- État des lieux des formations disponibles
- Développement des compétences
- Inventaire des besoins
- Plan d’action
Budget évalué
475 000 $ sur 2 ans
Bénéficiaire
Association des bibliothèques publiques du Québec
Constat
Dans la société en général, le personnel des bibliothèques traîne une image singulière et vieillotte, jusqu’à des préjugés forts qui façonnent leur aspect physique et leur personnalité (lunettes, chignon, look vestimentaire austère, maintien du silence (« chut! »). À cela s’ajoutent les stéréotypes sur les bibliothèques : lieux élitistes, intimidants ou encore ennuyeux, silencieux et peu vivants. Ces a priori n’attirent pas les jeunes à se tourner vers les programmes d’études menant aux métiers en bibliothèque et d’attirer des profils répondant aux besoins d’aujourd’hui : soutien aux littératies, accompagnement numérique, service à la clientèle, support social, etc. Le tout dans des bibliothèques bien vivantes et dynamiques! Par ailleurs, les métiers de la bibliothèque publique (préposées et préposés, techniciennes et techniciens de la documentation et bibliothécaires) sont relativement peu connus et mériteraient à être exposés de façon positive.
Actions
- Relations publiques
- Campagne publicitaire
- Présence dans les salons de l’emploi
- Visites de milieux pour les élèves et les étudiants
- Présentations aux spécialistes en orientation et en ressources humaines
Budget évalué
950 000 $ sur 4 ans
Bénéficiaire
Association des bibliothèques publiques du Québec
Constat
Au Québec, en 2024, il manquait 87 techniciennes et techniciens de la documentation et 225 bibliothécaires dans les bibliothèques publiques autonomes des régions éloignées des lieux d’enseignement offrant ces programmes de formation. Dans plusieurs municipalités, des postes demeurent affichés longtemps et dans de nombreux cas, ceux-ci ne sont jamais comblés.
Actions
- Programme de bourses à l’intention des élèves en techniques de la documentation issus de régions éloignées
- Programme de bourses à l’intention des étudiantes et étudiants à la maîtrise en sciences de l’information issus de régions éloignées
Budget évalué
25,2 M$ sur 3 ans
Bénéficiaire
Élèves en technique de la documentation et étudiantes et étudiants en sciences de l’information issus de régions éloignées
Constat
Au Québec, il manquait, en 2024, 765 techniciennes et techniciens de la documentation et 461 bibliothécaires dans les bibliothèques publiques autonomes. Comme cela avait été le cas avec le Plan Vaugeois au début des années 80, développer un programme d’aide financière à l’embauche soutiendrait les municipalités dans la professionnalisation des équipes de bibliothèques.
Actions
Programme d’aide financière à l’intention des municipalités pour soutenir l’embauche de 765 techniciennes et techniciens de la documentation et 461 bibliothécaires
Budget évalué
143,7 M$ sur 3 ans
Bénéficiaire
Municipalités
Les acquisitions : pour des collections vivantes et en bon état
Les collections des bibliothèques sont centrales : le public vient en grande partie pour les consulter sur place ou faire des emprunts. Tous les ans, elles sont actualisées pour que l’offre continue de répondre aux besoins des citoyennes et citoyens.
En 2024, il aurait fallu acheter 722 513 livres imprimés de plus dans les bibliothèques publiques autonomes pour atteindre le niveau d’excellence afin d’offrir des collections vivantes et en bon état aux citoyennes et citoyens.
Si on regarde les résultats pour l’ensemble des bibliothèques publiques du Québec, le Portrait des investissements dans les bibliothèques publiques québécoises fait état d’une note globale de 63 % pour les acquisitions.
Constat
Les bibliothèques publiques bénéficient d’un programme d’aide financière pour le développement des collections des bibliothèques publiques autonomes (principalement dans les municipalités). Une bonification substantielle de 6 M$ est accordée depuis 2020 pour ce programme, pour un total de 25 M$ annuellement. Ces sommes s’ajoutent aux montants dépensés par les municipalités. Le programme d’aide financière permet aux bibliothèques publiques de compléter et d’enrichir leurs achats de ressources documentaires et d’offrir des collections diversifiées à leurs usagères et usagers, tout en assurant la vitalité de la chaîne du livre québécois. Malheureusement, les achats ne sont pas suffisants pour assurer d’offrir des collections vivantes et en bon état aux citoyennes et citoyens. De plus, certains produits culturels ne sont pas admissibles, comme les jeux de table, ne répondant pas à l’offre actuelle d’une bibliothèque publique. Les fournitures de traitement matériel, qui prolongent la durée de vie des livres utilisés par les collectivités, ont aussi augmenté de façon considérable (jusqu’à 50 % dans certains cas), créant une pression importante sur ce poste budgétaire et ayant pour conséquence de réduire les acquisitions pour plusieurs bibliothèques. Devant cet état de fait, et les objectifs du programme d’aide financière, il serait bénéfique de rendre les dépenses de fournitures de traitement matériel admissibles.
Actions
- Bonifier de 2 M$ annuellement le programme d’aide au développement des collections.
- Élargir les catégories de produits culturels admissibles.
- Inclure les fournitures de traitement matériel aux dépenses admissibles.
Budget évalué
20 M$ sur 10 ans
Bénéficiaire
Municipalités
Les infrastructures : pour des bibliothèques adaptées aux besoins des communautés
Les bibliothèques sont des lieux où les gens doivent se sentir bien. Au Québec, plusieurs illustrent très bien le concept de troisième lieu, et certaines sont même devenues des attraits touristiques grâce à leur architecture ou à la transformation de bâtiments historiques.
StatBib nous renseigne d’ailleurs sur les retombées positives d’inaugurations de nouvelles bibliothèques : la fréquentation augmente de manière marquée. Pour illustrer le propos, voici les exemples de trois municipalités : Blainville, La Malbaie, Varennes.
En 2024, il manquait 145 603 m2 et 16 481 places assises dans les bibliothèques publiques autonomes pour atteindre le niveau d’excellence afin de garantir l’espace nécessaire pour loger les collections, offrir des activités d’animation, avoir assez de places assises pour s’installer confortablement et permettre une circulation fluide des citoyennes et citoyens lors de leurs visites.
Si on regarde les résultats pour l’ensemble des bibliothèques publiques du Québec, le Portrait des investissements dans les bibliothèques publiques québécoises fait état d’une note globale de 66 % pour la superficie.
Constat
Le Québec accuse un retard important quant à la qualité de ses infrastructures de bibliothèques publiques. Heureusement, dans les quinze dernières années, nous avons eu le plaisir d’accueillir plusieurs nouvelles belles bibliothèques modernes et lumineuses. Pensons aux bibliothèques de Rivière-du-Loup, Varennes ou encore Pierrefonds-Roxboro. De superbes équipements maintenant très utilisés par une population qui les a rapidement adoptés! Mais c’est bien loin d’être suffisant...
Actions
- Un programme de Rénovation, agrandissement et construction ambitieux, agissant en tant que levier auprès des municipalités
- Amélioration du ratio Québec/municipalité, passant de 50/50 à 67 % Québec / 33 % municipalité
Budget évalué
825,9 M$ sur 8 ans
Bénéficiaire
Municipalités
Langue française et bibliothèques publiques
Les bibliothèques publiques du Québec ont toujours défendu l’utilisation de la langue française et la mise en valeur des œuvres québécoises. Alors que le français connaît un déclin dans la province, elles doivent pouvoir jouer un rôle actif afin d’assurer la vitalité de notre langue commune.
Adoptée le 24 mai 2022, la Loi sur la langue officielle et commune du Québec, le français (connue sous le vocable « loi 14 ») vient moderniser la Charte de la langue française (CLF). Pourtant, la loi 14 en son état actuel contient des mesures qui sont irréconciliables avec les valeurs d’accueil, d’inclusion et d’ouverture qui guident les bibliothèques.
En identifiant ces enjeux, l’ABPQ a mis en lumière les conséquences de la loi tant sur le personnel des bibliothèques que sur les usagères et usagers avec la publication récente d’un mémoire. Il propose des pistes de solutions en suggérant une application humaine de la loi 14 par les bibliothèques publiques sans compromettre leur mission et leur contribution à la vie démocratique québécoise.
Rôle social des bibliothèques publiques
Notre société est de plus en plus touchée par l’itinérance, résultat de facteurs multiples qui fragilisent la santé mentale et financière de nombreuses Québécoises et nombreux Québécois (logement, épicerie, etc.). Les lieux accessibles gratuitement et proposant des services de première nécessité, comme les bibliothèques publiques, sont rares. Elles ont toujours joué un rôle dans l’accueil de personnes dans le besoin, mais devant l’ampleur du phénomène, le personnel de bibliothèque est de plus en plus confronté à des situations auxquelles il n’a pas été formé.
L’ABPQ a rédigé un mémoire à ce sujet et mène actuellement un projet pour accompagner les bibliothèques publiques dans l’embauche d’une ressource issue de l’intervention sociale, en partenariat avec les organismes communautaires du territoire.
Liberté intellectuelle dans les bibliothèques publiques
Le climat actuel, au niveau mondial, est plutôt défavorable à la liberté intellectuelle. Les États-Unis en sont un bel exemple avec des ouvrages censurés toujours plus nombreux chaque année dans les bibliothèques. Au Québec, il y a aussi eu quelques manifestations de censure, notamment envers les heures du conte animées par des drag queens.
Afin d’éviter la propension de ce phénomène inquiétant dans notre province et de protéger le personnel de bibliothèque, l’ABPQ et Bibliothèque et Archives nationales du Québec (BAnQ) ont proposé une motion, appuyée par le Réseau BIBLIO du Québec (RBQ). Elle a été adoptée par la Fédération québécoise des municipalités (FQM) et l’Union des municipalités du Québec (UMQ), ainsi que par 158 municipalités à ce jour.
Pour l’avenir, nous souhaitons un Québec où la liberté intellectuelle est respectée et où la diversité est considérée comme une richesse, non comme une menace.
L’adoption de la motion est un bouclier contre les dérives qui pourraient survenir et l’appui de l’Assemblée nationale le rendrait plus robuste. Nous attendons toujours que cette instance essentielle au Québec pose ce geste fort…







